Une chronique qui dépasse mes espérances…

Une chronique qui dépasse mes espérances… DOUBLE COUP DE CŒUR pour l’excellent chroniqueur Laurent Fabre !!! (« Les chroniques de Soukiang »)

« Le rêve des îles de Corinne Falbet-Desmoulin (BoD – Books on Demand) Qu’il est bon se rêver les yeux ouverts …Après avoir été enchanté et émerveillé par la délicatesse de l’écriture dans Les cadeaux du coeur, cette suite directe est encore plus bouleversante, si les retrouvailles avec la plupart des personnages du premier opus restent un moment privilégié et réservés aux aficionados, vous pourrez toutefois apprécier la belle cohésion d’une histoire qui navigue à plusieurs niveaux de temporalité, entre fiction et présent, des instants magiques n’hésitant pas à creuser une petite brèche sur le chemin de votre coeur, à vous donner des envies irrésistibles d’accompagner tous les personnages, cette histoire respire l’authenticité du vécu, il y a du charme fou et une forme d’insolence à savourer la vie, l’ambiance diffusée se plaît à cristalliser l’essentiel, sonder certaines zones d’ombre d’une humanité qui cherche la lumière …

Lire permet de voyager, voici un exemple d’évasion par la voie des mots, ne vous trompez pas, la simplicité de l’écriture n’a d’égal que la volonté farouche de percuter les coeurs sensibles ainsi que tous les autres. Emotions hautes en couleur garantie !

S’il ne s’agit pas du premier auteur à aborder ouvertement les questions du handicap, de l’importance de communiquer sur les difficultés à se faire entendre (au sens propre comme au figuré) à travers un roman, la justesse du propos associée à la douceur du regard en font une histoire terriblement humaine, touchante pour accorder alors une approche différente, sans artifices ni sentiments faciles, étant malentendant je suis bien placé pour valider toutes les sitations développées dans l’histoire, l’altération d’un sens est peut-être un fardeau à supporter au quotidien, l’apprentissage et l’observation deviennent primordiales, les désirs restent les mêmes, les rêves ne sont pas différents pour que l’on soit privé d’une partie de ses facultés, motrices ou mentales, il n’est un secret pour personne qu’il y a toujours quelque chose à apprendre des autres, aussi différent nous plaçons-nous, si la langue et les signes sont universelles, l’auteure fait montre d’une empathie hors du commun à travers ses personnes pour appréhender un sujet qui me tient à coeur.

Impossible de faire abstraction de l’autre personnage, un cadre idyllique, une destination à l’autre bout du monde, l’impression de s’y trouver (ou s’y retrouver pour y être allé plusieurs fois), cela s’appelle la magie de l’évasion par les mots, voyager est une quête au bout de soi-même, de se compléter au contact d’autres cultures, la belle Tahiti n’est pas qu’une carte postale de décor paradisiaque, entre les palmiers et le sable fin, une mer bleue turquoise ou sa nature sauvage et belle simultanément, l’auteure relève un challenge risqué, faire combiner la fiction et la réalité par une plume touchante et au coeur !

En remerciant Roselyne Laville pour sa générosité de m’avoir proposé cette lecture, je confirme tout le bien de l’univers de Corinne Falbet-Desmoulin, un style littéraire maniant avec brio la pertinence des mots à aborder des thématiques sensibles, comme le Tiaré tahiti cette fleur symbolique de la Polynésie Française, son parfum continue longtemps de vous embaumer et bousculer vos sens, les émotions dégagées risquent de vous submerger bien assez tôt, dans le fond comme dans la forme, ses nombreux prix littéraires l’attestent, derrière son sourire angélique se cache une vraie romancière s’imprégnant des pulsations humaines comme des vertus apaisantes et nécessaires, défendre des causes perdues sinon méprisées peut devenir le leitmotiv d’une vie, préserver l’elixir du bonheur, il n’est jamais trop tard pour changer ou continuer à lutter contre l’ignorance, l’incompréhension mais plutôt le choix de faire appel à l’intelligence, Le sentiment de se sentir quelque peu allégé après le mot FIN, des ondes positives s’invitent dans votre esprit, une force intérieure décuplée ici, laisser un sourire s’épanouir là, ce n’est pas du luxe par les temps qui courent, avant de clôturer la trilogie avec …

« Il faut toujours croire en ses rêves d’enfant », si on reprend les mêmes personnages, il va sans dire que le lecteur sera encore une fois conquis par ce qui constitue désormais sa marque de fabrique avec une double alternance temporelle, emprunter des sentiers omnidirectionnels c’est s’aventurer en risquant de perdre la tête, sauf que l’auteure maîtrise l’axe centrale et ses différents arcs narratifs, le sentiment de réduire à chaque opus la frontière entre la réalité et la fiction, des sujets qui ne peuvent laisser indifférents tant la justesse des mots fait mouche, le handicap est une nouvelle fois mis au diapason, l’auteure évite le misérabilisme pour faire grandir tout un chacun à travers le prisme de multiples fils intrigantes, une police de caractères adaptée pour toucher le plus grand nombre, l’approche de la pathologie de la surdité et malentendant me laisse à penser que cette trilogie devrait être lue non seulement par tout ceux qui sont touchés de près ou de loin mais aussi les personnes curieuses et ouvertes, à la recherche d’une solide et envoûtante plume, à la fois poétique, sensible et empathique au possible, il ne faut que quelques pages pour se trouver embarquer dans une sorte de rêverie dont le temps n’a plus de prise, la sensation de tourner les pages comme si chaque personnage sont peu ou prou une partie de nous-mêmes, ils nous renvoient le meilleur dans la difficulté et tout en n’oubliant pas les épreuves indissociables pour y arriver, à ce qui est et à venir.

En conclusion, une trilogie qui laisse des traînées d’émerveillement pour ne jamais s’arrêter de croire en ses rêves, quelque soit les atouts ou les difficultés qui se présentent sur le chemin, ne jamais oublier que la vie est aussi la récolte de tout ce que l’on sème, chaque acte, chaque décision implique des conséquences dont on pourra mesurer la portée, tôt ou tard.

Un grand merci à Blandine Carron pour sa générosité de m’avoir permis cette inoubliable et émouvante lecture !… et chaque roman (Les cadeaux du coeur, Le rêve des îles et Il faut toujours croire en ses rêves d’enfant) devient une parenthèse enchantée, un instant purement … magique !Une ode à la bienveillance, à la résilience et à l’amour pur !!! Double coups de cœur

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